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C02: Atteindre 60 % de réduction

En ce début de siècle il est impératif de s'attaquer aux gaz à effet de serre.  L'objectif de cette lutte consiste à empêcher que la température globale n'augmente de plus de 2 degrés celcius. Pour véritablement contrer le dérèglement du climat il faudra réduire de 60% la quantité de CO2 produite annuellement. Cheminées fumantes sur un fond ensoleillé

NOTE:

Consulter l'article original en anglais, qui expose tous les détails de l'argumentation de George Monbiot.

2 degrés ça suffit !  

Les conditions climatiques montrent déjà des perturbations significatives mais le pire est encore à venir. Si comme on le craind, survient une hausse globale de température dépassant le seuil des 2 degrés celsius,cela entrainera une prolifération catastrophique des émanations des gaz à effet de serre  (GES). Monbiot explique qu'en atteignant ce niveau d'élévation de la tempéraure globale, suivra une augmentation drastique du CO2 et du méthane (CH4) encore captif de la biomasse terrestre. Le dégel accéléré des zones polaires engendrera un processus irréversible de diffusion des GES qui, auparavant, étaient contenus par l'effet de la glaciation des océans et du permafrost. À ce point de non retour dit-on, la température globale planétaire sera irrémédiablement entrainée dans une spirale ascendante. À partir de ce là personne ne sait plus vraiment prédire comment ça se terminera. Aucunl modèle n'est en mesure de donner de précisions sur les conséquences des changements climatiques. Une seule certitude: le climat en sera déréglé irrémédiablement.

Les experts disent que ...

Pour éviter que la tempéraure n'augmente de plus de 2 degrés, il faudrait réduire de 60% la quantité de dioxide de carbone produite actuellement.  Il serait peut-être même incontournable de devoir atteindre une réduction globale de ces émissions d'environ 90% au détour de 2050. En clair il est impératif de CESSEZ IMMÉDIATEMENT  la progression des GES et d'en réduire progressivement les émissions sur les deux prochaines décennies. Chaque année d'inaction nous force à reporter notre sevrage pétrolier et gazier sur les années suivantes ainsi que les impacts socio-économiques accentués que cela comportera. Il faut donc courber dès aujourd'hui notre insatiable et irresponsable apétit pour l'énergie fossile.

Si l'on s'inquiète des conséquences de cette stratégie, il faut bien se rappeler que notre mode de vie va changer de toutes manières. Soit que nous vivrons la décroissance durable des GES et parviendrons à vivre en phase avec le rétablissement de l'équilibre climatique ou bien alors nous subirons de plein fouet  le dérèglement du climat.  L'un dans l'autre, e choix nous appartient encore...

Un grand pas pour la gratuité 

Vu l'objectif et l'impératif de 2030, il parait crucial de réduire tout de suite l'usage des énergies fossiles partout où c'est le plus aisé de trouver des mesures de remplacement. Typiquement le transport des marchandises peut rapidement être redéployé vers les modes ferroviaire et maritime. En même temps, on voudra contrôler l'usage intensif de la voiture personnelle dans chacun de nos déplacements individuels. Considérant la catastrophe en devenir et l'intelligence sociale du transport en commun, pourquoi ne pas envisager de le rendre gratuit et universel?

Sortons nous de l'impasse climatique en donnant l'exemple d'un réseau de transport public étendu, dont le financement reposerait sur l'ensemble des contribuables. Du même coup enrayons la nécessité de posséder une voiture personnelle et d'y recourir pour ses moindres déplacements. En taxant fortement l'usage de la voiture on parviendrait à en réduire l'emploi; en donnant libre accès aux usager.es des transports en commun on créera l'habitude de remplacement. De cette façon serions nous dotés d'un service de transport gratuit dont le rendement ne seraient plus liés à la seule tarification de la STM.

Du coups nous serions en voie de se débarasser du cheval vapeur dont la nuisance à largement fait ses preuves et dont la technologie à dépassé son utilité. Enfin, aurions nous une emprise solide et une solution concrète aux causes humaines des changements climatiques.

Rafinerie de pétrole

Polluer maintenant et payer plus tard !

Nécessairement les politiques sont à la traine et l'industrie résiste fortement à tous les changements. C'est donc à chacun et chacune d'entre nous que revient le devoir d'adhérer et de mener des campagnes plus intensives qui porteront un coup à l'apathie politique qui règne sur cette question. L'usage des énergies fossiles doit être systématiquement répudié et cela implique de mener des actions qui sauront forcer l'adoption de pratiques beaucoup moins polluantes.

Même si la proposition de la gratuité est audacieuse et qu'elle irrite nombre de partisans du concept de l'utilisateur-payeur, on ne peut se détourner de l'inévitable. Les choix s'imposent à nous plus vite que l'on croyait. Déjà constate-t-on l'ouverture prochaine du passage du Nord-ouest; une situation qu'on ne prévoyait pas survenir si  rapidement.

L'accès gratuit et universel aux transports en commun est une réponse d'envergure à l'échelle du problème auquel nous sommes confrontés. C'est en ce sens qu'il faut agir résolument et forcer la décroissance durable des GES émanant de l'usage intensif de l'énergie fossile.

Quoiqu'il nous en coûte aujourd'hui, plus tard nous en coûtera beaucoup plus.

Dernière mise à jour : ( 27-02-2009 )
 
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