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Supprimons la tarification des transports en commun !

Ce site défend l'accès libre et universel aux transports collectifs. On y refuse la discrimination fondée sur le revenus et l'inégalité d'accès aux ressources de la communauté. Y est contestée la place de l'automobile et la menace qu'elle fait peser sur la population. Le droit à la mobilité est une revendications de premier ordre. L'essors de l'environnement urbain et la lutte aux changements climatiques demandent des actions immédiates. Pour ces raisons nous réclamons la gratuité des transport publics pour les usagers et usagères de la STM.

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Écrit par Minuit   

Gratuité contre inégalités

Plusieurs études prennent la mesure de l’écart qui se creuse entre riches et pauvres. Statistiques Canada dans «Inégalité de la richesse : second regard» révèle qu'entre 1999 et 2005, la valeur nette médiane du 20 % les plus riches a bondi de 19 % au Canada.

À l’autre bout du spectre, le groupe des 20 % les plus pauvres affiche une valeur médiane négative de 1 000 $. Accablés de dettes, pour toute richesse, ces ménages auront vécu dans la même période une dévaluation de 43% de leurs avoirs.

Revendiquer la gratuité pour les usager.es des transports en commun, c’est aussi chercher à contrer l’inégalité du partage des ressources et de la concentration systématique de la richesse. C'est chercher à corriger, un peu, cet état d’injustice permanente imbriquée dans la structure des  sociétés capitalistes.

 20 % des familles détiennent au moins 75% de toute la richesse

Exclusion faite de la valeur des régimes de retraite parrainés par l’employeur, du contenu du logement, des objets de collection et de valeur, des rentes et des fonds enregistrés de revenu de retraite : la valeur nette médiane du quintile supérieur des plus riches familles canadiennes s'élève à 551 000$. Ainsi en 2005, 20% des familles détenaient 75 % de toute la richesse des ménages canadiens. Un gain de richesse globale de 6% depuis 1984.

Le top 10 % des familles canadiennes disposait à lui seul d'un avoir net médian de 1 194 000$. Par comparaison la valeur médiane de l’ensemble des familles canadiennes s’élevait à 84 800$.

Les deux quintiles inférieurs, qui représentent 40 % des familles les moins nanties du Canada, se partagent 0.7 % de la richesse collective. Un réel revers de « fortune » si l'on peut dire, alors que ces familles disposaient de 1.8 % de la richesse nationale en 1984.

 Des travailleur.ses appauvri.es

Si les riches s’enrichissent et que les pauvres s’appauvrissent, la condition de revenus insuffisants n’est pas que l’apanage des seules personnes prestataires des programmes sociaux. La Conférence régionale des élus de Montréal faisait le constat de ce phénomène dans « Travail et pauvreté : Quand le travail n’empêche pas d’être pauvre! »

En 2001, 514 925 personnes, soit 30 % de la population de l’Île de Montréal, faisaient partie d’un ménage à faible revenu. À Montréal toujours, 341 955 personnes, 40 % des personnes en emplois, cumulaient des gains annuels  inférieurs à 20 000$.

La pleine mesure de ces données montre l’absurdité et l’indécence de la situation quand on voudrait  financer le plan d’expansion de la STM, et assurer la pérennité du virage vers les transports en commun, à même les usager.es les plus démuni.es.  Y a pas à dire la STM roule sur le dos des usager.es.

Régimes publics pour finances publiques !

Ceci dit, on ne peut que constater l'injustice de faire peser sur les moins nantis le poids des coûts d’opérations de la STM. Ceux-là étudiant.es, travailleurs.ses à revenus modestes, chômeur.ses, retraité.es ou prestataires sociaux formant la masse captive des TC qui écopent injustement de l'abus de tarification. D'autant plus que depuis 1995 la CAM coûte toujours plus sans amélioration tangible de la qualité du service.  Voir Option Transport Durable sur ces questions.

L'aberration est poussée à son paroxysme quand dans bien des cas c'est l’argent même d’un régime public qu'on détourne, via une prestation sociale ou un régime public, pour défrayer les coûts d'un autre service public. Cette logique circulaire ajoute l’insulte à l’injure. On donne d’une main pour reprendre de l’autre.

Faut bien se rendre à l'évidence qu'après une période record de profits et une croissance économique soutenue, le bilan de la pauvreté persiste et demeure négatif. On l'a vu, les pauvres sont encore plus pauvres et les riches plus riches encore. La désolation de ces constats laisse présager qu'il viendra un temps, où pour faire avancer le monde, il faudra faire reculer les possédants.

Dernière mise à jour : ( 27-02-2009 )
 

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